martes, 2 de marzo de 2010

Rozando el corazón hace una herida


Le vase où meurt cette vervaine
D'un coup d'éventail fut fêlé;
Le coup dut l'effleurer à peine,
Aucun bruit ne l'a révélé.

Mais la légère meurtrissure,
Mordant le cristal chaque jour,
D'une marche invisible et sûre
En a fait lentement le tour.

Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s'est épuisé;
Personne encore ne s'en doute,
N'y touchez pas, il est brisé.

Souvent aussi la main qu'on aime
Effleurant le coeur, le meurtrit;
Puis le coeur se fend de lui-même,
La fleur de son amour périt ;

Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas
Sa blessure fine et profonde:
Il est brisé, n'y touchez pas.

Sully Prudhomme, Le vase brisé



6 comentarios:

Mª Carmen y Jesús dijo...

Gracias a nuestro profesor de Matemáticas, don Pedro de la Torre, por enviarnos este precioso poema para vosotros.
¡Disfrutadlo!

jesus mendez dijo...

Bonjour Pierre, quelle coïncidence! J'ai lu ce même poème la semaine dernière. Il est très joli.Bonne journée à tous.

esther dijo...

Comme il est romantique, Monsieur Pierre!!!

Leticia Rodríguez y Encarni López dijo...

Le pòeme est très joli!!!
"Rozando el corazón hace una herida" Que título más bonito y que verdad dice... xd

Manuel Jesús Martínez dijo...

La frase de "rozando el corazon hace una herida" a mi me suguiere que cuando existe amor y se acaba mal se hace daño...

ana belen martinez amaro dijo...

es un poema muy profundo y muy real
el que metos te lo esperas es el que mas te hace sufrir y es lo que mas te duele en el pecho.